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Sous la jupe de ma fille

Titre prémonitoire, s’il en est, celui de votre dernier article annonçait la couleur.

4 Septembre, rentrée des classes.
Le week-end la précédent fut délicieux. Braderie de Lille : courage, fuyons !

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Direction Londres. Mari d’Amour, les filles à la vanille et Mamilou étaient du voyage. Et la chariote à vélo aussi. Sans le vélo. Curiosité aux yeux des londoniens qui vous regardaient passer l’air totalement ahuri devant ce drôle d’engin qui vous valut quelques félicitations dans les magasins : « great ! ». C’est clair, c’était great. L’idée du siècle, que vous aviez eue de l’emmener ! Quand le samedi soir, vous avez recalculé les kilomètres parcourus dans la journée, et que Google Map en affichait 23 – oui !!! 23 !!! – vous avez mentalement revécu votre journée sans l’option chariote et vous êtes laissée allée à la pensée que vous étiez véritablement un génie d’avoir rapporté l’engin. Un génie. Enfin rendons à César ce qui est à Mari d’Amour (il ne vous en voudra pas), car c’est bien lui qui a eu la fameuse idée qu’elle est bonne.

Purée, 23 kilomètres à pieds (en chariote pour les filles), vous en tombez de fatigue rien que d’y penser !

Vous passez bien évidemment les quelques détails de ce week-end : comme celui de vous être retrouvés perdus dans les rues de Londres sans l’adresse de l’appart que vous aviez loué, sans plan pour vous repérer, sans batterie dans votre téléphone pour regarder Google Map ou aller consulter l’adresse où vous deviez vous rendre, sans possibilité de recharger votre portable car vous n’aviez pas l’adaptateur de prise, ne pouvant compter que sur votre mémoire pour tenter de reconnaître la rue dans laquelle vous vous étiez garée le matin même. Gros moment de solitude à 5. D’engueulade aussi, sinon c’est pas drôle dans ces moments là. Si un petit « espèce d’abruti » ne vous échappe pas à un moment donné dans ce genre de situation, vous pouvez être sûr que ce n’est pas un épisode si savoureux que ça. Celui ci l’était, incontestablement. D’autant que Mamilou s’aperçut bien plus tard, bien après la fin de la bataille, qu’il lui restait encore 8% de batterie. Heureusement, Mari d’Amour et vous même avez appris à maîtriser vos pulsions meurtrières de façon remarquable. Seul un petit tic facial d’agacement aurait pu vous trahir, mais personne ne remarqua rien. Mamilou fut pardonnée, vous avez l’habitude des « Mamiloutades ».

De ce fait, quand Mari d’Amour – encore lui – vous tira de ce mauvais pas, vous poussâtes un ouf de soulagement. Poussâtes, quel mot délicieux, n’est-ce pas ?

Avec 23 kilomètres dans les pattes, inutile de préciser que vous vous contentâtes d’un plat cuisiné acheté au supermarché du coin. Contentâtes, j’assume. Inutile de préciser non plus, pour qui le connaît un tant soit peu, que Mari d’Amour ne réussit pas à attendre la sonnerie du micro-ondes, et qu’il ronflait bien avant que son plat ne soit réchauffé. Vous tentâtes – tentâtes, parfaitement ! – de le réveiller, en vain. Un vague « arrête de me faire chier » sortit de ses lèvres entre deux ronflements, vous n’insistâtes pas.

Et c’est à ce moment précis du récit que vous vous demandez comment vous en êtes arrivée à l’emploi du passé simple. Non, parce que soyons clairs, ça commence à vous gonfler sévère, ces conjugaisons à la noix.

Repassons donc au présent. Sans transition aucune.

Le lendemain, donc, vous vous réveillez dans votre appartement londonien, encore empli des effluves de plat cuisiné non consommé.

Aujourd’hui, vous prendrez la voiture, faut pas déconner. De plus, demain c’est la rentrée, il faut économiser vos forces ! De relève de la garde, en visites, de restos en boutiques, voici l’heure de repartir arrivée (remarquez un peu la figure de style dont vous ignorez le nom – si elle en porte un – : « l’heure de repartir arrivée ». Paul Eluard sors de ce corps ! Corneille, sors de ce corps ! Hugo, sors de ce corps !).

Sur la route vers le shuttle, vous manquez de vous tuer au moins dix fois, en raison de l’absurdité du code de la route anglais, leur imposant de rouler à gauche. N’a-t-on pas idée, franchement…

Bien évidemment, vous ratez le shuttle, sinon, ce n’est pas drôle.

Veille de rentrée, 21h30, vous retrouvez enfin le sol français et sa conduite à droite. 22h30, vous franchissez le seuil de votre appart, une fille endormie sous chaque bras.

Un peu tard pour une veille de rentrée, vous en convenez bien. Mais la braderie, ce n’était pas possible non plus. Aucun djihadiste n’a fait péter la ville, aucun mec bourré n’est venu se soulager dans le hall de votre résidence, aucun tas de moule ne trône dans votre salon, mais quand même. Vous vous félicitez de ce WE londonien.

Au dodo maintenant.

Et là, vous regardez le titre de cet article, et vous vous dites : mais où veut-elle en venir ? J’y viens, j’y viens.

Or donc, le jour de la rentrée arrive enfin. Car le fin mot de l’histoire est bien là, et il n’a strictement aucun rapport avec Londres.

Votre fille, un brin la tête ailleurs qu’entre les deux oreilles, se réveille avec difficulté. Déjeune encore endormie. Et s’habille. Une robe, des chaussettes, un gilet, ses petites couettes et sa culotte. Qu’elle oublie d’enfiler. C’est que le WE a Londres l’a toute retournée, la pauvre enfant…

Vous sommez votre progéniture d’aller faire un dernier petit pipi avant de partir au front. Lapinette – car il s’agit d’elle – vous hurle qu’elle n’a pas mis sa culotte. Vous lui en fournissez une autre, pas le temps de chercher la précédente, perdue parmi les coussins du canapé. Et pressez tout le monde de partir.

Sans un pleur, vos enfants entrent en classe. C’est limite vexant pour vous, cette indifférence, alors que tous les autres lardons suintent de larmes à l’idée de quitter leurs parents. Vous le ferez un jour payer à vos filles ingrates.

La journée se passe comme un jour de printemps : fleurie et légère, cette journée sans enfant sent la liberté.

16h. L’heure de la revoyure. La progéniture s’échappe tel du bétail lâché dans les champs après la traite.

Et voici que l’atsem vient vers vous et vous glisse à l’oreille : « J’ai mis une culotte à votre fille, elle n’en avait pas ce matin… »

Vous êtes mortifiée. Vous lui avez filé deux culottes, elle n’a pas été fichue d’en mettre une seule !!! Mais qu’avez vous raté dans son éducation ??? Peut être est-ce le WE à Londres qui l’a traumatisée. Les anglais, la conduite à gauche, le volant à droite, l’odeur d’humidité de ce pays insulaire, comme dirait Mamilou, le soleil du samedi, la pluie du dimanche, la désorientation ou le manque de sommeil …

Bref, sous la jupe de votre fille, le jour de la rentrée, il y avait ses fesses, et c’est tout. La honte…

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Sous les jupes des filles

Vous voilà rentrée depuis une semaine. Reprise du boulot et chaleur : vous avez à peu près autant d’énergie qu’une moule apathique.
Néanmoins, vous êtes pleine de bonnes résolutions : la nourriture saine, le sport, l’éducation des filles, vous allez tout changer. Tout.

Alors pour préparer la rentrée comme il se doit, vous avez décidé d’aller faire une petite virée shopping. Vos filles seront présentables pour leur premier jour. Du moins les quelques premières minutes, puisqu’elles termineront inévitablement les pieds dans une flaque d’eau si vous avez de la chance, ou dans une mare de boue sinon.

Vous voilà donc arrivée dans le temple de la mode enfantine à pas cher. Pour des fringues qui termineront rigides de boue et trop petites d’ici quelques mois, vous n’avez pas envie que votre salaire y passe…

Mamilou vous accompagne, vous ne serez pas trop de deux pour tenir les monstres dans le magasin. Elle pense vous accompagner pour un moment de shopping agréable entre filles, vous vous gardez bien de lui révéler la vérité. Avec les filles, ce sera épuisant et humiliant. Epuisant car courir partout après deux furies dans un magasin bondé et sans clim un jour de canicule n’est pas de tout repos, et humiliant parce que vous risquez fort de passer au mieux pour une mère incapable de tenir ses enfant, au pire pour une folle furieuse complètement dégénérée. C’est comme ça, c’est la vie de parent.

Mamilou est pour l’instant pleine d’entrain et d’allant à l’idée de ce petit épisode délicieux et rafraîchissant en ce jour de canicule.

Tout commence dans le parking. Visiblement, la moitié de la ville a eu la même idée que vous. Bon, vous vous contenterez de la place F16, elle fera l’affaire. Ne pas oublier le numéro de la place, ne pas oublier le numéro de la place, ne pas oublier le numéro de la place.
Vous dites à Mamilou : « Vous vous en souviendrez ? Nous sommes à la place F16 ! »
Vous dites à Lapinette : « Tu te souviendras ? Nous sommes à la place F16 ! »
Vous dites à Mini-Lapine (juste pour la forme) : « Toi aussi, tu te souviendras ? Nous sommes à la place F16 ! »
Et Mamilou de vous répondre : « C’est bien noté ! Nous sommes à la place 16F ! »
Bon, c’était pas gagné…

Vous démarrez votre périple. A ce stade, Mamilou s’attend encore à passer un instant de détente. Ses illusions s’envoleront d’elles-même, inutile de lui sapper le moral tout de suite.

Vous arrivez aux tapis mécaniques puis aux escalators. Votre progéniture, en bonnes filles de la campagne récemment arrivées dans la jungle urbaine, ne maîtrise pas totalement le concept… Elles trébuchent en montant sur le tapis, s’extasient d’avancer seules, et trébuchent encore en descendant du tapis. Mamilou manque d’avoir sa première crise cardiaque. Mais elle trouve cependant encore la force de s’extasier devant les belles boutiques. Elle aussi vient d’un coin moins urbain. A vos yeux, le supermarché et ses galeries commerçantes ne sont qu’une jungle hostile. Seul le Subway trouve grâce à vos yeux. Manger sain, manger sain, manger sain, c’est une de vos resolutions. Next, vous passez devant le Subway dignement, sans même saliver. Enfin pas trop.

Vous arrivez au magasin. Le temple de la fringue pas chère. Et le paradis des enfants infernaux. Mamilou commence à déchanter sévère. Entre ses petites filles qui courent partout entre les rayons et sa belle-fille un peu trop bornée sur le choix des vêtements (et alors ?), elle se dit que finalement, rester enfermée dans l’appart, c’était plutôt bien. L’épuisement commence à la gagner. Mais elle ne se sent pas encore assez humiliée par le comportement de ses petites filles pour quitter le magasin. Vos filles vous harcèlent pour acheter un ventilateur de poche, cachant des bonbons en sa base. Vous dites non. Mamilou, solidaire, dit non. Têtues, vos filles arrêtent une vendeuse : « Madame ! Est-ce qu’on peut acheter le ventilateur ! ». Trop contente de refourguer ses merdes invendables, la jeune fille valide l’achat. Vous brisez ses espoirs en réitérant votre veto. Non, vos filles ne ressortiront pas du magasin avec ça !

Vous poursuivez vos courses au rayon chaussures. Vos filles vous suivent espérant que les chaussures roses à paillettes qu’elles ont repérées finiront dans votre panier. Encore une fois, espoir déçu. Subrepticement, elles glissent alors dans votre panier des barettes roses brillantes dignes de la coiffure de Barbie Disco. Très tendance dans les cours de récré, mais pas sur la tête de vos filles. Vous perdez patience. Ca suffit, non, vous ne leur achèterez pas toutes ces choses inutiles, on est là pour leur trouver une tenue de rentrée ! Vous leur criez un petit coup de dessus, histoire de leur faire comprendre qui est le patron, ici.

Lapinette se dandine, les mains rassemblées sur ses genoux, sa robe ramassée contre elle.
Mini Lapine se dandine et farfouille dans sa culotte.
Dans sa culotte ???
Vous prenez conscience que quelque chose cloche…

« Mais qu’est-ce que tu as dans ta culotte?!! » hurlez vous, complètement hystéro.
« Rien Maman », vous répond votre menteuse en chef.
« Et toi, qu’est-ce que tu caches dans ta robe ? demandez vous à sa soeur.

Vos deux gamines se regardent, avec leur air de « on s’est fait pincer, reste-t-il un espoir pour que la reum croie à un bobard qu’on aurait le temps d’inventer vite- fait ? »

Mais la reum a été enfant. Une enfant honnête, certes, mais une enfant quand même. Et la reum a vu le paquet de bonbons qui dépassait de la culotte et de la robe ramassée entre les jambes de Lapinette. Et la reum a honte. Car la progéniture a commis le méfait devant Mère-Grand dont le monde s’écroule : ses petites filles seraient donc des délinquantes ?

Vous décidez que la sentence serait terrible. On ne cache pas des bonbons dans sa culotte, que diable ! Tant pis pour vos filles. Une bonne engueulade plus tard, avec privation de manège et de glaces pour la journée (vous deviez les emmener au petit parc d’attraction en face de chez vous, elles se contenteront du bac à sable), vous arrivez à la caisse.

Vous déposez les vêtements pour la rentrée. Ceux là même qui termineront rigides de boue. La caissière les scanne et vous annonce le prix. Vous fouillez dans votre sac à la recherche de votre portefeuille, et là, panique, il ne s’y trouve pas. Vous vous repassez votre journée en tête… Vous aviez pourtant bien votre portefeuille ce midi, puisque vous avez déjeuné avec une cliente… Non. Ca vous revient : il est dans votre sac bleu. Mamilou n’a pas sa carte sur elle, et n’a pas pris assez de monnaie. Reste une dernière solution : la culotte de votre fille. Sera-t-elle assez grande pour contenir les vêtements afin que vous puissiez ressortir avec, ni vue ni connue ?

Vous doutez fortement. Et il serait de plus totalement anti-pédagogique vis à vis de votre fille de procéder ainsi…

Tant pis. Vous sortez du magasin la tête haute.

Mamilou manque à nouveau d’avoir un arrêt cardiaque dans les escalators, et est au summum du bonheur lorsque nous arrivons au parking. Elle entrevoit la fin de cet après midi d’enfer. Elle se met en quête de la place 16F. Qui n’existe pas.

Se souvenir du numéro de la place, se souvenir du numéro de la place, se souvenir du numéro de la place… F16. Heureusement que vos filles sont là !

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La Bonne du Curé

C’était hier, jour de mistral. Point de plage, point de piscine, nous nous dirigeons vers l’arrière pays pour une journée de visites et de balade.
Petite halte à Notre Dame des Grâces, nous visitons le lieu et faisons un brin de shopping dans la boutique du monastère. Pas de bol, les soldes étaient finies. Moins cinquante pour cent sur les cornettes de bonnes soeurs, vous auriez pu avoir un petit look un peu sympa pour l’été.
Mais voilà que Mini Lapine se prend d’amour pour une statue de ce qui vous semble être Saint Joseph (mais vous n’êtes pas bien certaine : le saint Joseph de l’Eglise visitée la semaine dernière à Turin s’est révélé être Saint Ignace) (le Saint Patron des coiffeurs)(nan, c’est une blague –> Saint Tignasse, au cas où l’on ne comprendrait pas votre humour douteux, qui est en réalité celui de Mari d’Amour – vous tenez à votre honneur !). Bref, vous ne savez même plus où vous en êtes…
Ah oui. Donc Mini Lapine se prend d’amour pour une statue.
La statue était posée à terre, de sa taille, à peu près… Et Mini Lapine qui l’enlaçait, qui l’embrassait, qui lui donnait du « mon amour » et du « mon chéri ».
« Au revoir, mon chéri ! Et tu surveilles bien notre petite poule ! »
Vous la soupçonnez alors d’entretenir des desseins peu pieux envers ce moine.
Vous lui demandez des précisions : « Mais, ma chérie, quand tu l’appelles « mon amour », c’est parce que c’est ton fils ou alors c’est parce que c’est ton amoureux ? »
Elle vous regarde alors comme une pauvre cruche, du haut de ses trois ans et demi, et vous répond : « Mais Maman, quand on dit « mon amour », tu sais très bien ce que ça veut dire ! » Haussement d’épaules, et elle se tourne alors à nouveau vers « son amour ».
Entre, à ce moment, dans la boutique, un moine. Un vrai. Avec la robe de bure, le chapelet et tout le tralala. Réplique vivante de la statue de Mini-Lapine. Il se dirige vers les livres, et reste un bon moment à méditer devant.
Mini Lapine vous rejoint et vous demande : « C’est un vrai monsieur, Maman, ou c’est une statue ? »
« C’est un vrai Monsieur, ma chérie ! »
Elle semble perplexe. Il ressemble tant à « son amour », la statue ! Elle reste en embuscade à l’observer, jusqu’à ce que le moine esquisse enfin un mouvement.
« Ah, tu as raison, Maman ! Il a bougé la tête ! »
Bien sûr, fille, que vous aviez raison ! Mais vous craignez quand même qu’elle ne reporte tout son amour sur ce moine bien vivant. Il était temps de partir de la boutique… Votre fille était sur le point démarrer une brillante carrière de bonne du curée…

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Six mois sont passés…

Et voilà. Vous avez brillemment échoué à tenir votre engagement. Plus que brillamment. Vous êtes sacrément fières, dites donc !
La grande classe internationale.Sérieux, fallait le faire !
S’engager à écrire tous les jours, le faire jusqu’au 21 Janvier (ou 22, ou 23, vous ne savez même plus…), et s’arrêter brutalement… Ca c’est un fameux échec !
MAIS, car il y en a toujours un, vous avez une bonne excuse. Ah ça oui ! Quelle bonne excuse vous avez !
Vous avez repris une formation, et votre demi année a été plus que chargée. A peine avez vous eu le temps de filer à bouffer à vos gosses. Et vous avez déménagé, aussi. Et vous avez eu de sacrés gros dossiers au bureau.
Mais là, vous êtes en vacances. Alors vous reviendez.
Bon, certes, vous n’êtes plus satisfaite du nom du blog… Le Pays des Couches vous paraît bien loin depuis deux ans qu’aucun paquet de couche n’a franchi le seuil de la maison. Et pour tout dire, vous avez choisi le nom à la va vite, histoire d’ouvrir ce blog rapidos, afin de remplir les longues heures vides sur votre île paradisiaques, quand vous y étiez. Heureusement, vous l’avez quittée (l’Île, pas le blog !). Le Nord, c’est grave plus cool.
Bref. Vous ne cherchez pas à vous excuser, même si un peu quand même, mais vous revoilou.

Maintenant, vous avez un diplôme de coach en poche. Coach scolaire, aussi. Comme si vous n’en n’aviez pas encore assez de vos gosses. Mais pour l’instant, vous allez vous en tenir à votre métier. Coach en entreprise, ce sera déjà pas mal, on rajoutera le scolaire en temps voulu. Le plus tôt possible, hein, soyons clairs. Ben non, vous n’en avez pas encore assez de vos gosses. Ceux des autres, il faudra que vous mettiez votre nez dans leur éducation. Nan mais ho, quoi ! Mais pas tout de suite (en vrai, le coach ne met son nez dans rien du tout, que personne ne prenne peur !).

Tout de suite, là, maintenant, vous avez envie de tenir un autre engagement. Un engagement que vous avez avec vous même. Celui d’écrire. N’importe où et n’importe comment, mais écrire. Car depuis le dernier mot publié ici, vous n’avez rien produit. Nada. Enfin si. Un mémoire pour votre formation, dans lequel vous parliez de psycholinguistique. Tu parles d’un pied !
Mais de blog, point. De nouvelle, point, et ne parlons même pas du roman que vous avez abandonné à son quatre ou cinquième chapitre. Et que vous ne reprendrez pas tout de suite, parce que l’histoire est loin, l’héroïne est trop cruche, et que vous n’arrivez pas à lui donner le caractère que vous souhaitiez…
Alors doucement, tout doucement, vous allez vous y remettre… Un article ici. Peut être d’autres, des concours de nouvelles et pourquoi pas de romans (si vous êtes assez rapide… ce qui pourrait être possible !), et… des vacances. Car là, maintenant, tout de suite, ce dont vous avez besoin, c’est de vacances. La demi-année fut trop chargée, et vous vous excusez encore bien platement de n’avoir pas tenu votre engagement…
Souffler, c’est l’urgence.
Alors à très vite, en pleine forme, et pleine de projets !

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J31…je vous avais prévenus… c’est pas intéressant tous les jours !

Aujourd’hui, vous étiez en cours (formation de coach, tout ça, tout ça). Et vous avez eu chaud. Avec toutes les conséquences désagréables que ça peut avoir.
Il est 23h26, et cette désagréable odeur de fenec qu’une promo de 82 personnes peut dégager lorsqu’elle est confinée dans une pièce pas aérée semble de ne pas vous quitter…

Bon, j’essaie de relever avec brio (enfin plus ou moins) le projet 365, mais je vous avais prévenu… c’est pas intéressant tous les jours !

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J25,26,27,28,29 et 30 : sans mari, sans enfants à la Capitale (et sans sens de l’orientation)

Une fois les excuses passées de n’avoir pas tenu parole pour votre défi 365 (que l’on vous fouette avec des orties fraîches), vous proposez un sujet ma foi bien plus passionnant : les péripéties de la provinciale que vous êtes à Paris.

Oui, vous prenez tous les jours une ligne de métro différente pour aller du même point A au même point B,

Oui, vous oubliez de descendre du bus au bon arrêt (et le chauffeur vous traite, hilare, de provinciale),

Oui, vos collègues de formation vous parlent comme à une enfant de trois ans dès qu’il s’agit de vous expliquer votre trajet dans les transports en commun,

Oui, vous faites la fière devant les parigots de venir de la région dont est issue la plus belle femme du monde,

Oui, plus de mari, plus d’enfants… c’est les vacances (mais ils vous manquent),

Oui, 7 étages sans ascenseur, c’est inhumain.

Mais oui, à la fin de la semaine vous aurez des cuisses de gazelles (pas aussi fines, mais probablement aussi poilues),

Oui, tout coûte un bras (purée, le tzatziki (votre article de référence en termes de prix), qui coûte 1,51€ au Carrefour Market en face de votre bureau et 2€ au Carrefour City au coin de votre rue coûte ici 2,27€ !!!!! Vouiiiii Môdame !!!!!)(vous êtes un aspirateur à Tzatziki)(mais vous vous abstiendrez cette semaine),

Oui, vous en profitez pour voir les copains et copines parisiens (enfin provinciaux ayant migré à Paris, la seule parisienne que vous connaissiez vraiment étant votre mère-grand)(oui, du sang parisien coule dans vos veines)(mais ça va, vous le vivez plutôt bien),

Oui, Paris sera toujours Paris. Mais en même temps, Lille sera toujours Lille, et tous les chemins mènent à Rome (qui sera toujours Rome). Donc tout va bien dans le meilleur des mondes, oserais-je dire…

Oui, il est temps d’aller vous coucher.

Mais comme vous n’avez ni mari, ni enfant, ni machine à coudre, ni télé… vous en profitez grave pour… ne rien faire encore un peu. C’est trop bon !

 

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J24… Jesus is back !

Il y a un mois, c’était Noël. Un mois pile. La naissance du petit Jésus.

Eh ben le revoilà. Sauf que la vierge Marie, cette fois, c’est vous. Nan, mais soyons d’accord, hein : vos filles ne sont pas les enfants du bon Dieu, ça se saurait.

Mais là, faut bien dire, on vous en a pondu un troisième, que vous savez pas d’où il sort… Parce que depuis 2 jours, le personnel de l’école n’arrête pas de venir vous voir en vous disant : « Mini-Lapine m’a dit que vous attendiez un heureux événement ? ».

Euh…

Paraît-il, c’est un garçon. Paraît-il, il s’appellera Louis.

Euh…

Ben en fait, non. Vous n’attendez pas de bébé, pas de garçon, pas de futur Louis. Et le premier qui vous dit que c’est bizarre, que pourtant on dirait parce que vous avez un gros bidon, ben vous lui répondrez que c’est le premier qui dit qui est. Et accessoirement, vous lui péterez les dents. Avis aux amateurs.

Donc Mini-Lapine prend ses rêves pour des réalités : elle n’aura pas de petit frère. Enfin pas pour le moment, en tout cas…

Ceci étant posé, vous pouvez retourner à votre vie !