Future-ex-desperate housewife

…  et future working mum !
Voilà. Bientôt vous allez quitter votre statut de Mère au Foyer. Retour at work.
Toutes ces Mères dévouées corps et âme à l’éducation de leur progéniture, vous ne ferez plus partie de leur club.
En même temps, là où elles mettaient dix secondes chrono en main pour changer une couche, vous mettiez, vous, un quart d’heure. Pour vous apercevoir que la couche était à l’envers.
Honte.
Là où elles éduquaient leurs gamins selon de grands principes (pas de télé au ptit dej), vous étiez lamentablement laxiste (ok pour la télé au ptit dej. Je te préviens, Lapinette, si tu ne te dépêches pas plus que ça, je coupe la télé !! (très bon moyen de pression)).
Honte.
Là où chez elles, toute la bouffe était faite maison et légumes à chaque repas, chez vous ben… les pâtes étaient cuites maison, quoi ! Et les knackies réchauffées maison aussi. Attends. On est fine cuisinière ou on ne l’est pas ! Pour les légumes euh… les pommes de terre, ça compte ?
Honte.
Bref, leur club, vous l’aurez compris, vous avez vaguement tenté d’en adopter les codes, sans vraiment y parvenir.
Aveu d’échec.

Mais le pire n’est pas là. Là où vous faites VRAIMENT figure de mauvaise mère, c’est que vous êtes HEUREUSE de reprendre le boulot.
Pas parce que vous allez gagner des sous, non. Enfin si, z’êtes pas conne, vous allez pas bosser gratos, hein.
Mais parce que vous ne passerez plus vos journées à changer des couches (à l’envers), à donner à manger (des pâtes) et à matter des dessins animés (de princesse).
A votre entretien d’embauche, vous avez littéralement supplié vos futurs employeurs de vous sauver de vos enfants. Il en allait de votre santé mentale. Aussi indignes que vous, il ont sournoisement tenté un échange standard de leurs propres gosses contre quelques heures de travail pour leur entreprise. Nan mais n’importe quoi. Bon, au moins, ils avaient compris votre souffrance. Et vu qu’il vous ont fait une proposition d’embauche, il ont du avoir pitié.
D’un coup, un doute vous taraude : vous auraient ils embauché par pitié ? Ce serait un peu grave, quand même.
Oh et puis après tout, on s’en fout. L’essentiel, c’est qu’enfin, vous allez bosser.
Heureuse quoi.

Bon, et là, voilà le moment où on pourra convenir que vous n’êtes pas tout à fait toute seule là haut, dans votre tête.
Votre « vous premier » est donc super heureux.
Mais votre « vous second » vient tempérer votre bel enthousiasme.
La conversation entre « vous premier » et « vous second » donnerait à peu près la chose suivante :

VP : Youpiiiiiiiiiiii !!!!! J’ai un taaaaaffffffff !!!!!! Trop trop trop trop trop conteeeeeeeeennnnnnte !!! Vlà la fiesta qu’on va faire ! Raboule le champagne et va coucher les gosses qu’on se bourre la gueule tranquilles pour fêter çaaaaaaaa !
VS : Rhhhôôôôôôôô… Mes petites choupettes, mes toutes petites princesses jolies de mon coeur. Que vont-elles devenir sans leur môman d’amour de leur coeur joli pendant toute une journée, cinq jour par semaine ? Comment vont-elles gérer cette absence ô combien douloureuse ? Vont-elles plonger dans le désespoir ? L’alcool ? La drogue ? Un bébé de 4 mois déjà délinquant, ça craint… Je suis en train de gâcher leur vie. Mère indigne (pleurs très bruyants). Snif.
VP : arrête de faire ta chieuse et viens trinquer ! A moi la belle vie ! A moi les journées passées en clientèle, ou devant mon PC bien aimé, sans être interrompue par les chants débiles de la Princesse Raiponce, par un pipi qui s’est échappé de la culotte de Lapinette ou un bib à préparer en urgence ! Chante la vie, chante !
VS : Comment vais-je survivre à cette séparation ? Vont-elles me reconnaître à la fin de la semaine ? Vont-elles prendre la nounou pour leur mère ? Où suis-je, d’où viens-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? (liste de questions existentielles non exhaustive).
VP : Ta gueule.
VS : Ok.
VP : Cool, j’ai gagné ! C’est trop puissant d’aller bosser !
VS : je reviendrai, tu perds rien pour attendre. Je te ferai culpabiliser, pile au momen où tu devras bosser sur un dossier urgent. T’inquiète, j’ai pas dit mon dernier mot.
VP : connasse.
VS : je suis ta conscience de mère, c’est comme ça.

Bref, connasse de conscience de mère.
Ceci dit, ça n’empêche pas de trinquer à mon nouveau boulot. On va pas se laisser abattre, hein ?
Et puis ça tombe bien, comme je suis deux dans ma tête, je vais même pouvoir trinquer avec moi même ! Trop la classe, finalement !
Tchin, tchin !!!!

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3 réflexions sur “Future-ex-desperate housewife

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