Pourquoi un blog ?

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L’anniversaire de votre blog a entraîné une inexorable mécanique cérébrale provoquant moults maux de têtes et blocages cervicaux.
Vous vous êtes posé des questions existentielles. Truc de ouf de dingue.
Enfin UNE question existentielle, pour être précise.
Un peu comme ces personnes qui, arrivées à l’aube de la quarantaine (ou cinquantaine, ou soixantaine, au choix), dressent un bilan de la période écoulée.
Personnellement, votre bilan personnel, vous l’avez fait pour la première fois à 25 ans, cap difficile à passer. Ouais. Aujourd’hui vous en rigolez. N’importe quoi. Genre ZE cap de vieux, quoi. N’importe quoi, vous dis-je.
Bref, depuis, vous dressez des bilans pour un peu tout et n’importe quoi (quand je vous disais « n’importe quoi », hein !), n’importe quand aussi. Des bilans de compétence (c’est un peu votre job, en même temps…), des bilans de fin d’année (quand vous étiez prof), des bilans de santé (avec deux grossesses rapprochées dans les pattes, on vous en a fait passer, des examens !), et puis d’autres bilans. Comme celui ci. Le bilan de un an de blog. Un an, et trois lecteurs. Et demi, ok. Toutes mes condoléances à mes trois lecteurs, je vous assure que je fais pas exprès d’être aussi médiocre, mais que voulez vous… A force de passer votre temps à faire des bilans, vous n’avez plus le temps d’avoir du talent. On ne peut pas tout faire.

Bref, et donc, aujourd’hui, vous dressez le bilan, et vous posez cette question over-existentielle, à savoir : pourquoi ce blog ??
Essayons d’être honnête. Vraiment honnête.
Non, au moment où vous avez commencé ce blog, vous ne lisiez pas du tout, mais alors pas du tout les blogs de maman.
Au moment où vous avez commencé le blog, vous viviez sur votre île (enfin « votre », façon de parler, hein. Aucun sentiment de possessivité aucune entre vous et l’île. Tellement aucun que vous l’avez quittée). Enfin donc, vous viviez sur votre île, étiez au chômage, Mari d’Amour au boulot, Mini-Lapine au chaud dans votre bide, Lapinette à la sieste, et vous, vous vous faisiez chier comme un rat mort.
Parallèlement à cela, vous vous disiez : « tiens, moi qui ai toujours rêvé d’écrire, c’est le moment de m’y mettre ». Accessoirement, vous aviez auparavant démarré la rédaction de dizaines de romans, projets tous avortés faute de suffisamment de ténacité.
Vous sentiez que si vous procédiez comme à votre habitude, ce nouveau projet d’écriture allait une fois de plus tomber à l’eau.
Vous avez donc décidé que les gens pourraient vous lire petit à petit. Un peu tous les jours quand l’envie d’écrire vous prendrait.
Vous avez hésité : un roman avec publication d’un chapitre tous les x temps ? Un blog ?
Vous avez opté pour le blog. Plus simple et moins contraignant pour démarrer. Parce que faut bien le dire, la reine de l’orga, c’est pas vous. Alors un roman, telle que vous vous connaissez, vous auriez oublié des personnages en route, ça aurait fait désordre.

Voilà. Un tour sur WordPress, une adresse gratos (faut pas déconner, z’êtes pas Rortschild, et en plus, z’étiez pas sûr du devenir de ce blog), et roule ma poule.

Le blog était né.

Le sujet était évident, votre fille était une source d’inspiration intarissable. D’enfer.
Du coup, vous avez peu à peu découvert l’univers des mamans blogueuses. Vous vous êtes aperçue que la communauté était bourrée de codes. Les mamans blogueuses boivent des mojitos. Elles sont imparfaites. Rêvent d’école pour leurs enfants. Redoutent les vacances. Sont des mamans modernes. Vous vous êtes un peu retrouvée parfois, et parfois pas trop (perso, le mojito, vous ne dites pas non, mais le champagne, c’est tellement meilleurrrrrr !). Bref, vous avez fait vos premiers pas. Avez découvert de petites perles. Avez admiré certaines mamans (une maman de 7 enfants de votre cyberconnaissance se reconnaîtra). Avez eu des exemples de belles amitiés bloguesques. Vous avez aussi découvert que des articles pouvaient être sponsorisés par des marques. Sérieux, ça vous a fait envie, faut être honnête : « Tiens, allez, un kit de biberons pour le Pays des Couches, et la gentille Alice, elle te pond un bel article ! En attendant, des bibs gratos ! » Et puis finalement, à la réflexion, vous n’aimeriez pas. Sérieux, faire un article sur tel ou tel article de puériculture, ça n’a rien de drôle, vous auriez été naze dans ce rôle. Vous êtes un repoussoir marketing pour les marques, tellement on vous prendrait pas au sérieux. Et pourtant, vous avez un master en marketing. Y’a de quoi bouffer votre diplôme (puisque de toute façon, il ne vous sert à rien).

Enfin voilà. Votre blog, donc, pour tuer l’ennui, assouvir votre envie d’écrire, et vous aider à tenir sur la longueur (sorte de contrat moral avec vos lecteurs, même s’ils sont peu nombreux). Mais c’est tout ??

Non.

En fait, en faisant votre bilan (oui, encore lui), hier, la première chose qui vous est venue à l’esprit, ce n’est pas l’ennui, ce n’est pas l’envie d’écrire, ce ne sont pas vos lecteurs, non. Ce sont vos filles.

En vrai, aujourd’hui, c’est pour elles, ce blog. Ce blog, sera le témoignage de la mère que j’ai été. De l’amour que je leur porte.

Ces ligne, je les pense pour elles. Je me dis qu’un jour, en lisant ça, elles sauront tout. Tout de mon amour pour elles, tout de mes doutes, de mes joies, de mes peines aussi. Tout de la fatigue que j’ai parfois, de la lassitude. Mais tout de l’énergie qu’elles me donnent. Elles sauront tout de leur père et moi. Tout du Mari qu’il est pour moi. De l’enfant qu’il est aussi, avouons le…
Elles sauront tout des conneries que je leur raconte pour avoir la paix, ou pour les faire rêver. Elles sauront tout des bébés, des enfants qu’elles auront été. Ce blog sera le témoignage aussi de leur passé. Un livre ouvert sur leur enfance, leurs plus jeunes années.
Ce blog, c’est mon petit cadeau pour elles.
Même si je n’ai que quelques lecteurs, j’aurai un jour la chance d’avoir mes deux plus belles lectrices, mes filles.
Et donc, aujourd’hui, après un an, je peux me dire avec fierté que je connais la raison d’être de ce blog.
Il est pour vous, mes filles adorées.

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5 réflexions sur “Pourquoi un blog ?

  1. Quand Alice ne nous fait pas rire ou sourire, elle arrive à nous faire pleurer… On est pas indifférents à sa prose, parce qu’elle provoque tjs qqchose en nous ; elle sait donner de l’émotion, et c’est pour ça qu’on l’apprécie… Elle est fière de ses filles, ça c’est sûr, et à la lecture future de ses billets, les filles, je suis sûre que vous serez fière « d’avoir une maman qui déchiiiiiiiiiiiiire……. !!!!!!! »
    C’est juste du kiff….. 😉

    • Bon, y’a du chemin avant de savoir lire. Pour l’instant, avec la grande, on s’entraîne à « faire des petits ronds », pour ensuite aborder les deux petits points dedans, et le trait pour le sourire. Quand tout sera acquis, on pourra dire qu’on saura faire une tête de bonhomme. Là, on en est au rond… C’est pas encore gagné pour la lecture !!! lol
      Merci en tout cas pour tant de compliments… je suis toute chamboulée !!! ❤

  2. Un peu débordée ces jours-ci, je te souhaite ici un joyeux anniversaire de blog! J’ai écrit un billet sur mon propre anniv de blog en juillet, jamais publié, je me rends compte que je suis passée à côté de l’essentiel, je n’avais jamais pensé que mes filles pourraient me lire un jour…
    Oui Alice, moi aussi tu m’as émue aujourd’hui! Lâche pas l’affaire surtout! Des bisous

  3. C’est comme ça que tu remercie tes 3 lecteurs et demi, en les faisant pleurer de bon matin? Namého! Plus sérieusement, bon anniversaire blogesque, j’adore ton style, ton humour et tes anecdotes. Merci à tes lapines de t’inspirer autant, c’est un super cadeau que tu leur fait et nous on en profite aussi!

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