Une vie qui bascule

copy-2-of-poux

Oui. Je sais. Ce titre fait un peu froid dans le dos.
Et pour cause.
Votre vie a réellement basculé. L’autre soir.

Vous étiez tranquille assise sur le canap. Mari absent, poulettes au lit, machines (à laver le linge, la lessive, euh… c’est tout) en route, maison (à peu près) rangée, linge plié (mais pas repassé, faut pas déconner). Bref, minuit, l’heure de la détente était enfin venue.
Ouais, chuis d’accord, ça fait tard, mais bon… avec des gosses, on a les horaires qu’on peut…

Détente et volupté, vous vous apprêtiez à plonger dans les bras de Morphée, non sans avoir lu quelques pages lignes (le sommeil vient très vite quand on a de telles horaires) de votre bouquin du moment.

Ah, tiens, scrountch, scrountch, un gratouillis vient vous chatouiller le cuir chevelu. Normal, pensez vous. Z’êtes un peu stressée en ce moment, seule avec les enfants à la maison…
Scrountch, scrountch… ça gratouille quand même, hein.
Scrountch, scrountch… vous repensez à ce soir d’horreur où Mari d’Amour est rentré avec une fille sous chaque bras en hurlant à l’invasion de poux (éradiquée dans la demi-heure qui suivait à grands renforts d’Ecoprioderm subitement devenu votre meilleur ami). C’était il y a dix jour.

Vous aviez fait une inspection générale de toute la famille. Votre tête était saine, votre honneur aussi (sérieux, c’est grave crado d’avoir des poux, nan ??)

Et là, à minuit, tranquille sur votre canapé, le doute s’installe.

Le traitement était à recommencer sous dix jour. Soit aujourd’hui même. Et vous avez zappé. Bon, à un jour près, il va pas vous emmerder, l’ami Ecoprioderm, nan ?

Mauvais pressentiment. Vous bondissez du moelleux divan sur lequel vous étiez vautrée, et choppez au passage le peigne à poux, pour une auto-inspection en règle.

Et là, HORREUR.

Un poux se ballade nonchalamment le long du peigne. Une lente vient se lover entre deux piques. Sérieux, votre tête est devenue une pouponnière à poux. Avec open bar de sang humain. C’est tout bonnement dégueulasse.

Vite Ecoprioderm. Tant pis pour le deuxième traitement des filles, de toute façon, elles dorment, vous irez racheter des doses demain.

Vous vous badigeonnez la tête de cette huile bienfaisante (enfin les poux ne seront probablement pas du même avis), et attendez  patiemment le quart d’heure indiqué sur la notice. Une demi-heure, histoire d’être bien sûre. Vous procédez à un véritable génocide de poux. Vous vous transformez en monstre sanguinaire assoiffé du sang des poux (donc du vôtre, soit dit en passant). Puis, vous procédez à un shampoing en règle afin d’éliminer cette espèce d’huile immonde. Deux shampoings pour être exacte. Avec après shampoing pour faciliter le passage du peigne.

Et là : l’auto-épouillage est de rigueur. Vue la longueur de votre tignasse (ouais, habituellement vous vous plaignez que votre chevelure est trop raplapla, mais à ce moment même, vous auriez donné cher pour n’avoir que trois poils sur le cailloux), vous y passez facile trois quart d’heure. Vous ratissez votre tête centimètre carré par centimètre carré. Mèche après mèche. Cheveux après cheveux.

Puis, décidant que tout ce cirque était insuffisant, vous en remettez un coup.
Opération extermination, épisode 2.
Le shampoing anti-poux. A laisser agir 10 minutes. Que vous laissez agir une demi-heure aussi. On n’est jamais trop prudent en matière de crime de poux. Il ne faut pas laisser de trace, vous l’avez appris en matant Dexter.

Vous en profitez, avec votre shampoing sur la tête, pour changer tous les draps de votre lit. Pratique. Ça dégouline dans vos yeux, et ça pique parce que c’est bourré d’insecticides. Vous remerciez le Bon Dieu que personne ne soit là pour vous observer (hormis lui même, qu’il vous pardonne cette dégaine), parce que vous avez vraiment l’air pas nette.

L’heure du rinçage du shampoing a sonné.

Deuxième séance d’épouillage.

Vous changez intégralement de tenue, des fois que les poux aient décidé d’élire domicile dans le pyjama qui était le vôtre, jusqu’à la découverte de l’occupation clandestine de votre tête.

Vous lavez tout ce que vous pouvez laver, et lancez une lessive anti-poux. A 80°C. Qu’ils crèvent tous, les scélérats. Pas de pitié pour les poux.

Finalement, après moultes recherches sur le net sur la manière la plus radicale d’éliminer les indésirables, vous vous jetez sur la bouteille de vinaigre ménager, et vous aspergez la tête.
Ouais, sur Internet, ils préconisent de le diluer dans l’eau, ça permet de décrocher les lentes, mais mieux vaut être sûre. 100% vinaigre, 100% efficace, 100% désinfection, 100% satisfaction, 100% ça pique.

Vous vous emballez la tête dans une serviette éponge histoire de … histoire de quoi ? Vous ne savez pas trop pourquoi, mais vous estimez que c’est plus sécurisant (des fois que le vinaigre ronge votre oreiller…), et partez vous coucher.

On verra bien demain si votre tête est toujours en place.

#brigadeantipouxenmarche
#demainonsoccupedesfilles
#planquezvousjarrive

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