Carte postale à mes sous vêtements

sous-vêtementsChers sous-vêtements,

Vous me fûtes si fidèles pendant de nombreuses années… Nous avons vécu une histoire si intense, si fusionnelle…
Je me souviens encore de toi, la petite culotte en coton DIM, offerte par ma grand-mère à 14 ans (quand moi j’avais 14 ans, pas quand ma grand-mère avait 14 ans, hein !). Tu m’as accompagnée tout le long de ma scolarité au lycée, puis à la fac. Et jusqu’il y a encore 2 ou 3 ans.
Tu en as vu, des cycles de machines à laver ! Tu en as connu, des décolorations ! Des moments de doute, aussi… Allais-je te jeter ? Te garder ? Me servir de toi comme chiffon pour mes chaussures ? Passer du cul aux pieds, ma foi, c’est toujours un endroit seyant pour ton odorat peu exigeant…
Et finalement, je t’ai gardée. Tu es devenue ma « culotte de nuit », la toute pourrie confortable. Je t’aimais, tu sais.

Et, toi, le soutif, l’éternel soutif bleu, 90B. Je sais, 90B, ça peut paraître ridicule à certaines. Et pourtant… Toi, mon 90B, je te chérissais. Tu faisais partie de moi, tu ETAIS moi. Je te couvrais d’étoffes mignonnes et confortables. Délicates et accueillantes. Oui, une étoffe peut être accueillante. Si tu as pas d’imagination, je peux rien pour toi.
Bref, on a fait un bout de chemin ensemble.

Toi, mon soutif bleu, et toi, ma petite culotte DIM, vous n’avez pas bougé d’un yota. Toujours parfaitement ajustés à mes néné et à mon popotin. Des années durant.

Et un jour, vous m’avez lâchée. Je ne sais pas quel a été l’élément déclencheur du tournant tragique qu’a pris notre histoire. La maternité, sans doute. Vous avez du vous sentir trahis. Abandonnés. Je vous ai préféré, pendant quelques mois, des culottes de grossesse et des soutifs d’allaitement. Vous avez cru que je ne reviendrai jamais vers vous. Je vous demande pardon. PARDON, vraiment. Pourquoi avez vous cru que je ne vous reviendrai jamais ?

Quelques mois après mon accouchement, j’ai tenté de vous remettre. J’ai tiré sur toi, la culotte. Doucement, sensuellement. Tu as arrêté ton ascension à mi-cuisses. J’ai pleuré, j’ai hurlé ma douleur et mes kilos, et tu es restée inflexible. Tu semblais définitivement préférer l’odeur de mes pieds à celle de mon popotin.
Toi, le soutif, j’ai tenté de t’accrocher encore et encore. Ma poitrine a débordé, mes bourrelets aussi. Tu ne voulais pas les étreindre en entier. Tu ne voulais plus de moi. J’étais désespérée.
Jaloux, vous m’avez rejetée.
Je ferais n’importe quoi pour vous faire revenir à moi (sauf un régime et du sport, faut pas déconner non plus).

Dites moi si un jour vous pourrez me pardonner,

A vous, à jamais,

Alice

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11 réflexions sur “Carte postale à mes sous vêtements

  1. Ahahahah je vois bien de quelle culotte DIM tu parles, mamie m’avait offert la même! (rose avec des petites fleurs???!) J’espère pouvoir la remettre après avoir accouché, tu me fais flipper!

    • C’est celle là !!! Exactement !!!! TU L’AS ENCORE ???? (bon, ok : moi aussi. Chuis serrée dedans, mais ça passe… Je la garde pour des jours meilleurs, quand ma cellulite aura décidé de se faire la malle…)
      Enfin profites-en, on sait jamais… Mais bon, toi t’as plutôt le profil crevette : je suis jalouuuuuuse !!!

  2. Un peu que jl’ai encore! trop confconf pour dormir! Allez, va, c’est pas parce que ton cul est celui d’une crevette que c’est pas une crevette sans cellulite…

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