Toutes ces choses que je voudrais vous dire…

Parfois l’envie de me prend, l’idée me passe par la tête, fugace, et puis j’oublie. Je ne le fais jamais. Jamais. Ce n’est pas faute d’y penser. Il y a des tonnes de choses que j’aimerais vous dire. Dont j’aimerais discuter. Et le temps passe, le temps manque, le temps efface, ou relègue au second plan.

Par exemple, j’aimerais vous parler de mon amour absolu pour ma langue, sa grammaire, sa syntaxe, son orthographe.. Ces règles que certains trouvent ennuyeuses, mais que je trouve riches d’histoire. Pour sa musique, ses rythmes, ses mots, parfois incongrus. Incongrus… A-t-on idée d’un mot plus incongru pour exprimer l’incongruité ?

J’aimerais évacuer mes peurs. Peur de voir mes enfants souffrir. De souffrir moi même. Peur de ne pas réussir.

Ma colère d’être parfois si passive face à un avenir que j’hésite à prendre en main.

Ma reconnaissance envers mon mari qui me pousse à aller de l’avant et me donne confiance. Envers mes enfants qui sont mon moteur de chaque jour.

Ma joie de voir le vendredi arriver, et ma motivation à repartir le lundi, regonflée à bloc.

Mon agacement à être si étourdie et désorganisée, mais attaché à ce défaut qui fait marrer mon entourage (ou qui l’énerve profondément… mais personne ne m’en veut vraiment).

Mes rêves d’écriture et d’eau fraîche… que je caresse à travers ces quelques billets.

Le profond ressentiment que j’ai souvent envers moi même de ne pas être assez tenace, de ne pas avoir suffisamment confiance pour aller au bout de ce rêve.

Et ma reconnaissance envers mon mari, encore. Chaque jour, il me fait faire un pas.

J’aimerais exorciser mes doutes, tordre le cou à mon éternel pessimisme qui me fait redouter ce qui n’arrivera peut être jamais et m’empêche de vivre les choses pour ce qu’elles sont.

Mais j’aimerais aussi parler de mon étoile qui a su me laisser la juste dose d’optimisme.

J’aimerais parler parfois de ma mère, mais je ne le fais pas. Je ne le peux pas, je ne me l’autorise pas.

De mon père, de mon frère, de ma soeur, mais je ne prends pas le temps. Qu’ils sachent que je les aime.

D’amour, aussi, j’aimerais que l’on cause. De cet amour immense et absolu. Inconditionnel. Celui que j’ai pour mes filles. De cette chance de les avoir. De ces deux vies que j’ai données, qui m’apportent tant de bonheur, et de soucis à la fois. Jamais aussi heureuse, mais plus jamais sereine. La maternité m’a révélée et a donné un sens à ma vie.

Je voudrais évoquer mes nuits trop courtes, et mon incapacité à me tenir à ma résolution de 23h.

J’aimerais coucher sur papier (écran ?) ma vie, mes émotions, tout ce qui fait de moi ce que je suis.

Mon incapacité à être à l’heure.

Mon angoisse de perdre les tétines de mes filles.

Mon laxisme à la maison et mon exigence au boulot.

Les injustices que j’oublie parfois trop vite, les causes que je ne défends pas, parce que ça demande trop de temps, alors que c’est peut être vital pour quelqu’un.

Mon confort auquel je tiens, mais la certitude malgré tout que je ne suis pas quelqu’un de si mauvais.

L’impression de me donner bonne conscience, et la certitude que cette bonne conscience est méritée. Et mes doutes sur le sujet.

Ma peur de l’avion et l’envie qui me démange de faire du ski.

Ces soirs où je me couche trop tard, et la conscience que ce sera trop dur le lendemain. La conscience que demain, précisément, ce sera dur.

Cette envie que j’ai de continuer le billet, car j’ai encore tant à vous dire… mais la raison qui me crie d’arrêter. D’écouter mon corps, d’aller me coucher. D’aller me moucher. De prendre un doliprane.

Je suis fatiguée, mais autant de phrases, autant de billets potentiels…

Et si un jour je vous disais tout ?

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