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J20, J21, J22, J23… ou les 12 travaux d’Hercule

herculeOui, c’est vrai, vous déconnez, vous ne tenez pas la distance. Bon. C’est qu’entre votre vie pro, votre vie sociale et votre flemme, vous n’avez plus le temps. C’est pas comme si vous aviez fait deux soirées raclette au cours du WE alors que vous êtes au régime, hein. Débordée, je vous dis !

Et outre le fait que vous n’avez pas toujours grand chose de passionnant à raconter chaque jour, hein… vous préférez finalement la qualité à la quantité. Oui, farpaitement, c’est une façon de vous dédouaner, mais vous trouvez vos arguments excellents. Non, vous n’avez donc pas écrit TOUS LES JOURS. C’est que vous avez un suspens à entretenir ! Bref.

Durant ces quatre jours de quasi inactivité (entre deux raclettes), vous avez eu le temps de réfléchir.

Commençons donc l’histoire par le commencement.

Mini-Lapine a un nouveau dessin animé « passion ». Après la Reine des Neiges (qu’elle ne peut plus voire en peinture)(overdose, certainement), après Raiponce (qui reste malgré tout en odeur de sainteté) arrive maintenant Hercule sur vos écrans. Ses deux moments préférés : quand Meg chante que non, elle n’est pas amoureuse (anti-romantique à souhait), et quand Hercule dégomme les Titans (gore à donf). Votre fille devient donc anti-conformiste, elle qui habituellement se noie dans des kilomètres de déguisements de tulle rose à paillettes.

Et cet après midi, vous avez été voir un client. Qui aimerait recruter.

Quel rapport, me direz vous ?

Eh bien tout à l’heure, alors que vous étiez en train de préparer le dîner en chantonnant (« Quand je fais de la purée Mousseline… »)(car vous faisiez de la purée Mousseline)(mais de la marque Carrefour)(cordon bleue que vous êtes)(bien que vous ne cuisiniez pas de cordon bleu)(tu suis ?)(c’est pas grave), donc quand vous étiez en train de préparer le dîner, vous réfléchissiez à la fois à Hercule, et à la fois au problème de recrutement de votre client. Et vous vous repassiez en tête une conversation que vous aviez eue avec lui (votre client, pas Hercule) l’après midi même. Il vous avait alors sorti l’expression : « y’a pas de mal », et dans votre tête, vous vous êtes alors dit « ben c’est dommage, parce que s’il y en avait eu un (de mâle/mal)(tu saisis le jeu de mot pourri ?), tu n’aurais pas eu de problème de recrutement ». Mais vous avez gardé ce petit jeu de mot pour vous, hein, parce que ça fait pas très pro.
Et du coup, alors que vous chantonniez toujours « Quand je fais de la purée Mousseline », votre esprit a divagué. Parce que l’héroïne surnomme Hercule « Super-Mâle ». Jusqu’à il y a deux jours, vous pensiez qu’elle le surnommait « Superman ». Et par mégarde vous avez activé l’option sous titrage. Et là, la vérité vous a sauté au visage : elle l’appelle en réalité « Super-Mâle ». D’un coup, vous trouvez ça moins adapté à des enfants, mais bon…
Et alors, votre esprit divaguant encore, alors que vous poursuivez votre chansonnette, vous pensez à Super-Mâle et au jeu de mot que vous n’avez pas sorti à votre client sur le mâle qu’il n’avait pas parmi ses collaborateurs, et de ce fait, vous vous êtes imaginé rédiger une annonce de recrutement qui disait : « Recherche mâle ayant les compétences suivantes, pour assurer telles et telles missions » (ouais, votre esprit divague pas mal, après une journée de boulot).

Mais quand même, dans vos divagations, vous restez hyper pro. Vous vous êtes rappelée, in extremis, que la loi sur l’égalité hommes/femmes interdisait la discrimination à l’embauche. Votre client n’avait pas le droit de recruter un mâle uniquement. L’annonce devait préciser qu’il cherchait à recruter soit un Mâle, soit une Femelle. Ben ouais.

Et là, vous avez cessé de touiller, et même de chantonner.

Parce que Super-Mâle, c’est pas hyper classe, comme surnom, ça fait un peu limite acteur porno, mais bon… ça renvoie quand même une image de virilité assez flatteuse pour qui sait y voir un compliment (Hercule, par exemple)…

Mais Super-Femelle… hein ? Dans l’esprit commun… Ca fait un peu lapin de Garenne, non ?

Voilà voilà… C’était votre pensée du jour…

Je sais, y’a des jours, comme ça, vaut mieux se cantonner à la purée Mousseline, on est d’accord… Donc voilà. Ca, c’est cadeau :